Mais alors, dit Alice, si le monde n'a absolument aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ?




Le paradis, ce n'est pas
un endroit où l'on va quand on meurs.
C'est ce moment dans la vie
où tu te sens, en réalité, vivant.
Alors vis pour le moment présent.




Mais alors, dit Alice, si le monde n'a absolument aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ?

# Posté le dimanche 10 août 2008 10:41

Modifié le samedi 07 novembre 2009 13:30

Nous sommes tous a la recherche de cette personne unique qui nous apporteras ce qui nous manque dans notre vie.Et si on ne parvient pas a la trouver on n'a plus qu'à prier pour que ce soit elle qui nous trouve...

Nous sommes tous a la recherche de cette personne unique qui nous apporteras ce qui nous manque dans notre vie.Et si on ne parvient pas a la trouver on n'a plus qu'à prier pour que ce soit elle qui nous trouve...
Naître .

Premiers biberons . Premiers pas . Premiers mots . Premiers sourires . Premiers pleures . Premières nuits .Grandir . Aller à l'école . Manger comme les grands . Devoirs . Comprendre . Sourire . Etre heureux . Découvrir l'amour . Grandir . Aller au collège . Se défoncer en cours . Se prendre la tête pour rien . Maiis pour toujours le même rien . Aimer sincèrement . Faire des projets avec celui qu'on aime . Se planter sur la personne qu'on aime . Souffrir . Ne plus vouloir aimer . Ne plus vouloir manger . Ne plus vouloir aller en cours . Ne plus vouloir parler . S'enfermer dans une bulle . Déprimer . Se découvrir une autre personnalité . Boire . Fumer . Se droguer . Ne plus penser à personne . Vouloir se suicider . Craquer . Pleurer . Se mutiler . Blogger . Myspace . Netlog . Facebook . T.V . Ordi . Balancer son sac . Ne plus faire ses devoirs . Répondre . Être insolent . Danser . Jouer . Chanter . Embrasser . Sortir . Vivre que pour ses amis . Voir une psy . Se foutre de tout . Sentir qu'on se fout toujours de nous . Se faire passer pour ce qu'on est pas . Perdre tout espoir . Avoir une vie de merde depuis l'adolescence . Devoir tout affronter , meme les pires choses . Savoir qu'on a un truc grave . Savoir qu'on peut mourir du jour au lendemain . Savoir qu'on nous prend notre vie sans qu'on est rien demandé . Perdre les gens qu'on aime . Trouver d'autres potes . Les reperdres . Partir . Déménager . Oublier . Recommencer . Resouffrir . Passer à autre chose . Se croire fort alors qu'on est faible . Foutre le bordel . Tout casser . Se battre contre la vie . Savoir que plus rien ne sera comme avant . Savoir que la vie est pourrie . Savoir que les gens sont cons . Savoir que le monde s'aggrave . Savoir qu'il y aura toujours quelqu'un ou quelque chose pour nous faire tomber . Ne plus se battre . Ne plus savoir manger . Ne plus savoir boire . Ne plus sortir . Rester enfermé . Se laisser mourir .


Mourir .

# Posté le mercredi 13 août 2008 07:51

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 06:47

Jack : Où va t-on mademoiselle ?Rose : Dans les étoiles !

Jack : Où va t-on mademoiselle ?Rose : Dans les étoiles !
C'est frustrant de voir à quel point certaines personnes peuvent nous faire du mal, sans que l'on ne puisse y echapper. Comme un destin mal tracé, un chemin égaré, je m'y suis longtemps fiée, à cette idée d'infériorité. Moi, je le regardais me désarmer.
Je l'ai attendu. Puis, tu sais, c'est un peu comme si je lui avais mis le couteau dans la main. Je n'en savais rien alors, mais je n'y croyais pas. Il n'a pas tremblé. Son sang froid m'étonnera toujours. C'est peut-être ce qu'il m'a toujours manqué et qu'il me fallait trouver. Une personne capable d'affront. Il ne se réfugiait pas derrière un masque, il était là, devant moi, prêt à m'entailler. Ses yeux ne cherchaient pas, sa bouche ne se dessèchait pas, son corps tout entier semblait détendu, en phase avec ce qu'il se devait d'accomplir. Mais quelques fois, il me semble avoir perçut ce rictus de satisfaction, cette once de jouissance intérieure qui vous emplit d'un frisson foudroyant. Je ne saurai alors jamais, s'il aimait me voir terrifiée ou bien s'il comprenait, l'espace d'une seconde, combien je l'aimais.
Parce que oui, vois-tu, je lui laissais toujours la possibilité de m'achever. Jusqu'au jour où le frisson n'est plus venu. Il a retourné le couteau, c'était le début du bonheur, de l'amour, de la jouissance intérieure. J'ai eu ce frisson, j'ai aimé le voir souffrir, je me suis délectée de ce spectacle effroyable. J'ai même compris.
J'étais comme lui. Nous sommes tous pareils. Je vis avec ce couteau dans la poche depuis tant d'années. Viendra le jour où je le retournerai contre moi.


# Posté le lundi 27 juillet 2009 17:37

Modifié le samedi 07 novembre 2009 13:29